Eugène Ionesco, La soif et la faim,


Publié le lundi 25 mars 2019


Eugène Ionesco, La soif et la faim, Acte III, Le pied du mur, Édition Gallimard, 1991, Théâtre complet.

Le bagnard : Monsieur le président de la Cour, vous m’infligez les travaux forcés à perpétuité, c’est trop. C’est disproportionné.  D’ailleurs, c’est vous qui perdez.  Je ne pourrai jamais arriver jusqu’au bout de ma peine, je mourrai sans doute avant.

Le juge : Mais non, voyons, vous nous enterrerez tous.

La Bagnard : Si vous me laissez sortir.